Ibrahim   Maïnansim

 Sujet : Les chants de flagellation chez les Lokpa du Bénin : forme et style.

                          

Résumé

La flagellation lokpa ou Kamʋyʋ est un rite de passage à la jeunesse. L’étude de la forme et du style des chants de ce rite révèle que ces chants fonctionnent sur un rythme propre appelé Kamʋγʋ. Ils sont modernes et abordent l’Homme en général mais aussi les affaires sociales, morales et religieuses. Ce sont des chants de critique social qui adoptent l’entrée indirect. Leur énonciation répond au mode responsoriel et ils restent des chants longs de par la structure profonde. Ils possèdent deux intentions littéraires majeures : l’intention poétique et l’intention didactique. L’analyse de la thématique révèle que les chants abordent des thèmes divers mais ces thèmes sont traités comme des motifs pour aboutir à un thème majeur, vu comme l’objectif final : c’est l’éducation. De l’étude du style, il faut retenir que les chants de flagellation lokpa sont à la fois laudatifs et phobiques. Sa marque de littérarité repose suffisamment sur une grammaire spécifique, sur les tropes et sur les figures de pensée.

Mots clés : forme, style, chant, flagellation, lokpa.

Abstract

The lokpa flagellation also called Kamʋyʋ is a rite of passage of integration in the youth. The study of the form and style of this rite’s songs reveals that the songs of lokpa flagellation operate on a specific rythm called Kamʋyʋ. They are modern and address human being in general but also subjects relating to social, moral and religious affairs. These are songs of social criticism that adopt the indirect entry. Their enunciation corresponds to the responsorial mode and remains long songs from the deep structure. They have two major literary intentions: The poetic intention and the didactic intention. The analysis of the thematic reveals that the songs deal with various themes but these themes are treated as motives to reach a major topic, considered as the final objective: this is education. From the study of the style, let’s mention that these songs of the lokpa flagellation have a laudative and phobic style simultaneously. Its mark of literarity is based on a specific grammar, tropes and on thought figures.

Key words: form, style, song, flagellation, lokpa.

Présentation publique ou exposé doctoral

Monsieur le président du jury,

Messieurs les membres du jury.

        C’est avec plaisir et un grand honneur que nous saisissons cette heureuse occasion à nous offerte pour soumettre à votre appréciation les résultats de nos travaux de recherche en vue de l’obtention de la maîtrise en Lettres Modernes, dans l’option : Littérature africaine orale. Qu’il nous soit permis au début de cette soutenancede vous exprimer toute notre reconnaissance pour avoir accepté d’apprécier ce travail et de souhaiter la bienvenue à vous, chers frères et amis venus nous assister. Nous vous en remercions tous énormément !

        Monsieur le président du jury, Messieurs les membres du jury.

        Le plan de cet exposé liminaire se présente comme l’indique notre affiche au tableau.

        Revenant au cadre théorique, notre sujet de recherche est intitulé : « Les chants de flagellation chez les Lokpa du Bénin : forme et style ».

Le choix  d’un tel sujet est dû à plusieurs raisons. Premièrement, le constat d’un fort attachement des populations lokpa au rite kamʋɣʋ malgré le caractère redoutable de l’épreuve de flagellation, a attiré notre attention sur le rite. Deuxièmement, les chants qui accompagnent le rite sont produits par des personnes qui, souvent n’en avaient pas l’habitude cependant, les Lokpa en manifestent une admiration particulière. Le dernier constat non négligeable est qu’aucune recherche universitaire au Bénin à notre connaissance ne s’est jusqu’ici intéressé à ce rite du point de vue littéraire. Par ces constats, nous avons eu le pressentiment que ces chants tout comme le rite, comportent quelque chose d’utile et de séduisant pour le peuple. L’envie de découvrir ce « quelque chose » et celui de combler le vide universitaire au plan littéraire à ce niveau, ont suscité le choix du sujet : « Les chants de flagellation chez les Lokpa du Bénin : forme et style ».

  Tel que libellé, quatre mots nécessitent que l’on situe leurs sens dans ce sujet. Ce sont : chant, flagellation, forme, puis style.

  • Le chant

Pour  Rene Bailly[1], le chant se dit d’une suite de sons modulés émis par une voix humaine et qui, par la différence des intonnations, produisent sur l’oreille des sensations variées.

Le chant est une composition musicale destinée à la voix ou encore  un genre particulier de la musique vocale telle que la chorale, le chant d’opera, le chant folklorique, etc. On distingue des types particuliers de chants : les chants d’adieu, de triomphe, de deuil ;les chants patriotique, profane, religieux, sacré, etc. On trouve aussi des procédés particuliers notamment les chants alterné, polyphonique ou encore le chant antiphonique faits de deux chœurs chez les grecs. Par extension, le chant est tout bruit assez agréable. En  musique instrumentale, le chant est une mélodie très harmonieuse. On parle des chants de flûte, de guitars. En littérature, le chant est un poème lyrique ou épique ou encore une partie d’un poème. C’est aussi  ce qui constitue l’euphonie verbale, le rythme. Le chant est par ailleurs, la parole musicale exprimant dans une composition lyrique : les désirs , la nostalgie, la joie, bref tous les sentiments de l’âme humaine[2].Pour Ascension  Bogniaho « Le chant est, de toutes les paroles, la plus efficace, celle qui produit le plus de plaisirs à l’auditeur. » et « son esthétique repose sur la beauté (rythme,harmonie, mélodie et gestes).»[3].

Dans le cadre de ce travail, la définition du chant reste rattachée à l’humain. Ainsi, le chant peut être perçu comme toute combinaison poétique de sons vocaux émis par la voix humaine, sans accompagnement instumental, destinée à exprimer les sentiments ou l’état d’âme du chanteur sur un fait.

  • La flagellation

Selon Wikipedia[4],la flagellation est un acte qui consiste à fouetter le corps humain avec un fouet, des lanières ou une tige souple ou encore tout autre objet du même type. Ce terme revêt une multiplicité de sens : religieux, médical, disciplinaire et érotique.

Aux XVIII et XIX siècles en France, la flagellation pénale et éducative fut mise en œuvre avant d’être interdite en 1830. Mais en Angleterre, la coutume disciplinaire de la flagellation reste longtemps ancrée dans les mœurs avec les auteurs anglo- saxons chez qui l’on lit une « éducation à l’anglaise » selon le modèle victorien. La flagellation dans le domaine religieux représente un symbole fort pour les chrétiens. Se rappellant la flagellation de leur seigneur Jesus Christ avant sa crucifixion, ils y gardent une idée de pénitence. De nos jours la flagellation est une sanction pénale en Arabie Saoudith et en Iran. De même elle existe en tant que rite chez les chiites, chez les peuls avec « kooja » et les Lokpa chez qui il est connu sous le nom Kamʋγʋ en langue lƏkpa tϽm.

 De la forme, il faut entendre la structure, le genre ou le type de chants produits dans ce rite. Le style, quant à lui, désigne la manière d’exprimer les idées, les sentiments à travers les mots, les phrases de sorte que cela devienne une identité, une distinction du chanteur.En somme, le sujet « Les chants de flagellation chez les Lokpa du Bénin : forme et style »est choisi sur la base de quelques constats relatifs à l’attachement affiché des Lokpa pour le rite, à l’intérêt manifesté des populations, aux conditions particulières de production de ces chants mais aussi pour un besoin de complément des autres travaux universitaires. Tel que libellé, le sujet donne à faire une étude littéraire à partir de la typologie et du contenu thématique des chants mais, à aussi évaluer les manières et les moyens d’expression littéraire utilisés pour traduire les idées et les états d’âme dans lesdits chants.

        Monsieur le Président du jury,

Chers membres du jury.

        Au niveau du cadre opératoire, les interrogations suivantes composent la problématique : qui flagelle-t-on et pourquoi ? Quels genres de chants y sont produits et comment ? Que comportent-ils ? Enfin, les pièces chantées sont-elles des productions littéraires ? Ces interrogations permettent d’aller à nos objectifs. Le principal objectif est de montrer qu’à partir de ses chants, le rite kamʋɣʋ génère une littérature orale. Les objectifs secondaires sont :

  • De décrire le rite lui-même

  • De faire la typologie des chants à partir du répertoire

  • De montrer que la thématique concourt à l’éducation

  • D’analyser enfin le style desdits chants

        Ces objectifs s’appuient sur des hypothèses. L’hypothèse générale : les chants de flagellation lokpa sont des productions littéraires et embrassent au plan thématique, l’éducation sous toutes ses formes. De façon spécifique, ces chants :

  • Relèvent à la fois de types variés

  • Procèdent de différentes manières pour éduquer

  • Et obéissent à une grammaire spécifique qui témoigne aussi de leur littérarité.

 Monsieur le Président du jury,

Chers membres du jury.

        La résolution du problème posé par ce sujet suit un plan que voici :

  • ChapitreI : Les Lokpa, une population de migrants et une culture

  • Chapitre II : Une épreuve d’endurance chez les Lokpa : kamʋɣʋ

  • Chapitre III : La typologie des chants de flagellation lokpa

  • Chapitre IV : Regards sur la vie d’une population

  • Et chapitre V : L’esthétique des chants de flagellation lokpa.

    Toujours pour la résolution du problème posé, plusieurs méthodes de traitements de textes sont convoquées. Il s’agit de :

  • la méthode expérimentale

        Elle consiste, selon A. Bogniaho[5], à obtenir le matériau du travail à partir d’une collecte sauvage, d’une vraie collecte puis d’une recherche livresque d’une part. D’autre part, le matériau obtenu qui devient corpus-témoin est soumis à un traitement qui comprend : le codage des piéces recueillies, leur transcription phonétique et juxtalinéaire, leur traduction littéraire puis si possible un commentaire d’éclaircissement du corpus. Elle nous a servi à cet effet.

  • la méthode thématique

C’est un instrument d’analyse du contenu dont le but est de repérer les unités sémantiques qui constituent l’univers discursif de l’énoncé. Elle peut être considérée comme un outil d’analyse des unités de base qui, ensuite peuvent être classifiée en opinion, attitudes et stéréotypes. Daniel BERGEZ dit : « Le théme étant pour l’essentiel défini par sa récurrence, sa permanence à travers les variations du temps, c’est bien à cette loi de réconciliation par l’idendité qu’obéit la démarche thématique »[6]. Cette méthode nous a permis d’étudier la thématique des chants de la

la flagellation afin d’en montrer le thème dominant qui en constitue la résultante.

  • La méthode sociocritique

            Selon Claude Duchet, cette approche propose  une lecture socio-historique du texte . Elle est une approche du fait littéraire qui s’intéresse à l’univers social présent dans le texte. Elle a servi à analyser les textes du répertoire en tenant compte des réalités socioculturelles du peuple lokpa.

  • La méthode de l’énonciation

        Elle est aussi un outil d’analyse de contenu dont l’objectif est d’étudier le texte à travers les techniques énonciatives de l’auteur. Elle a contribué à l’anlyse du style des textes.

  • La grammaire et la stylistique

        La grammaire en tant qu’une étude descriptive de la morphologie d’une langue et de sa syntaxe, nous a permis d’analyser la forme, les fonctions et dispositions des mots voire les propositions des textes du répertoire .L’analyse stylistique quant à elle, « est sans cesse au service de l’interprétation du texte, en s’attachant du prime abord aux modalités de l’écriture de l’œuvre. C’est-à-dire au choix des mots, des phrases et des figures qui permettent aux auteurs de livrer leur vision du monde, de construire leur univers et de les faire partager au lecteur.»[7].

  • Le commentaire composé ou l’explication du texte

        Commenter une page, disent Adrien Huannou et Ascension Bogniaho, « c’est expliquer le sens et la valeur des mots en mettant en évidence, en même temps, les particularités de l’artde l’écrivain (sa  « manière »), c’est élucider les difficultés du texte, elles peuvent être d’ordre sémantique, syntaxique, les allusions (littéraires, historiques,idéologiques,etc.»[8]. Cette méthode nous a permis aussi d’expliquer les textes du rite de flagellation appelé Kamʋγʋ en langue lƏkpa tϽm.

Excellence Monsieur le président,Honorables membres du jury.

       Nous arrivons au dernier axe de cet exposé : celui de la vérification. Les résultats de nos recherches sur le sujet sont les suivants.

       Au terme du premier chapitre intitulé : Les Lokpa, une popultion de migrants et une culture, il est à retenir que les Lokpa sont un peuple de migrants qui, au Bénin, sont majoritairement originaires de la commune de Ouaké. Ce peuple à l’instar des Bεtammaribε n’a pas connu une organisation royale puissante. Cependant, sa vie culturelle comporte un nombre important de rites, sources de valeurs diverses. On y trouve des rites de passage pour enfants, pour jeunes et pour adultes.

       Du deuxième chapitre titré « Une épreuve d’endurance chez les Lokpa :kamʋɣʋ », Ce deuxième chapitre a permis de passer en revue le fonctionnement de la flagellation lokpa dans ses détails. On retient essentiellement cinq étapes pour finir l’initiation. La manifestation s’appuie sur des règles qui assurent l’ordre à travers les  rôles dédiés aux différents participants mais aussi au respect du calendrier du rite et de la production des chants. La seconde étape de ce chapitre a permis de comprendre le processus qui a conduit à l’élaboration du répertoire de chants. Ce processus part de la collecte sauvage à la traduction élaborée en passant par l’audition, le codage ainsi que la transcription et la traduction des chants. En somme, le chapitre permet de mieux appréhender le rite et d’apprécier le caractère scientifique de l’élaboration du corpus, matériau du travail.

        De la typologie des chants dans le troisième chapitre, il est à retenir essentiellement que les chants de la flagellation fonctionnent sur le rythme Kamʋyʋet restent modernes par le fait de l’improvisation. L’évaluation du critère de thèmes en révèle une diversité dont le développement est orienté vers le social, la morale et la gestion du pouvoir. Sur le plan des entrées, les chants de flagellation lokpa adoptent l’entrée indirecte et privilégient les ouvertures pronominale et impérative. Ils répondent, par ailleurs, au mode responsoriel à travers leur énonciation et se présentent comme des chants longs de par leur structure profonde. Cependant, des chants courts ne sont pas exclus au regard de l’improvisation et des talents des improvisateurs. Partant de leurs inspirations, les chants de flagellation répondent d’une part au critère de l’intention poétique et y développent aussi bien le lyrique, le pathétique, le satirique que le laudatif. D’autre part, il y a l’intention didactique qui n’est pas négligeable dans ces chants.

        Au niveau du quatrième chapitre en somme, il est à reconnaître à travers l’étude thématique que les chants de flagellation abordent des thèmes divers qui, en réalité, se présentent comme des motifs. Mais leur développement aboutit principalement à l’éducation dans son ensemble. Qu’elle soit physique ou intellectuelle, sociale ou civique ; morale ou religieuse, les chanteurs de la flagellation ont toujours leurs manières d’exploiter ces ‘’motifs’’ pour éduquer les auditeurs en particulier et le peuple lokpa en général.

        Au cinquième et dernier chapitre, l’étude de l’esthétique des chants de flagellation lokpa donne à voir un style à la fois laudatif et phobique. Il est construit  sur l’usage des éléments grammaticaux et syntaxiques que l’on doit savoir décoder. De même les figures de styles ou de rhétoriques sont beaucoup exploitées. Parmi elles, les figures de sens et de pensée sont particulièrement très dominantes.

        Au vu des résultats présentés à travers les chapitres, il ressort que les productions chantées du rite de flagellation lokpa sont littéraires et adoptent l’éducation comme thème majeur. Aussi, les chants sont-ils de types variés et utilisent-ils plusieurs techniques littéraires dans la construction des phrases et des idées.Ces chants sont semblables au hanlo chez les fϽnnʋ du point de vue du style et des intentions littéraires. Cependant, le classement de ces chants comme étant modernes reste une particularité.

Monsieur le Président du jury,

Nous pouvons dire, d’après cette étude, que le rite Kamʋyʋ et ses chants constituent une véritable institution traditionnelle de discipline, de mobilisation, de formation, de distraction, de contrôle du peuple et de la liberté d’expression. Il n’y a point de doute que des recherches plus poussées sur l’aspect spectacle par exemple de ce rite ou d’autres aspects de la culture lokpa révèlent  des résultats plus utiles et étonnants.

Messieurs les membres du jury,

Relativement aux obstacles rencontrés sur le terrain, nous trouvons nécessaire de prendre des précautions pour la conservation des chants de Kamʋyʋ sur une durée plus longue en vue d’examiner l’évolution du contenu des chants à travers les générations. Au plan organisationnel, il va falloir éviterl’influence négative de la politique qui  commence à dénaturer la valeur intrinsèque de Kamʋyʋ. Penser enfin à une adaptation moins torturante de l’épreuve de flagellation.

Monsieur le Président du jury,  Chers membres du jury.

Voilà ainsi présenté, l’exposé des résultats de nos recherches sur le sujet annoncé plus haut. La reconnaissance de vos expériences de chercheurs et notre volonté de laisser un document parfait, nous amènent à dire que ce travail n’est pas exempt de reproches. C’est pourquoi nous attendons avec fierté vos précieuses observations et recommandations afin de parfaire ce travail.

 Monsieur le Président du jury,  Messieurs les membres du jury.

Cet exposé prend fin sur ces mots et nous vous réitérons un sincère merci pour votre aimable attention.


[7]Frédéric CALAS et Dominique- Rita CHARBONNEAU, Méthode du commentaire stylistique, Paris, Nathan / Her, 2000,p.6.

[8]In Le commentaire composé par l’exemple, imprimerie nationale, Porto-novo, 1997, pp.25-26.

[9]Terme emprunté à Oswald Ducrot et Jean Marie Schaeffer, in Nouveau dictionnaire des sciences du langage, p.530.


[1]in Le dictionnaire des synonymes de la langue française, Librairie LAROUSSE, Paris, 1947.

[2]www.cnrtl.fr consulté le 19/06/17 à 10h,  rapportant  J. Combarieu, La musique, 1910, p.151.

[3]A.Bogniaho, Histoire du « HAN » ou la chanson populaire dans « WEME », thèse pour le Doctorat ès Lettres du 3ème cycle, Université de Paris XII, p.69 citant G. Calame GRIAULE, Ethnologie et langage, Paris, Gallimard, 1965, p. 528.

[4]fr. m. wikipedia.org, consulté le 10/06 / 17 à 13h.

[5] « Méthodologie de la recherche en littérature africaine orale », in Voix et voies nouvelles de la littérature béninoise, Cotonou, les éditions des diasporas, 2011, p.201.

[6]Daniel Bergez , «  La critique thématique », in Méthodes critiques pour l’analyse littéraire, Paris, Nathan, 2002, p.125 . cité par Estella Clotilde Houngnihin, La forme et le style de la chanson d’EZIN GANGNON : Pour une image plurielle de l’Homme, mémoie de maitrise, DLM/FLASH/UAC, 2013, p. 18.).